5 trucs pour… Déménager aux États-Unis

 
 Manhattan Beach - Los Angeles

Manhattan Beach - Los Angeles

J’ai toujours eu une passion pour la recherche.  Ce qui fait que maintenant, j’ai souvent un top 5 de trucs pour tous types de situations. J’ai donc pensé agrémenter mon site en vous partageant mes conseils, sollicités ou non, sur la vie en général. En anglais, on appelle cela des « lifehackers ». 

Puisque je suis actuellement en vacances en Californie et que ça me rappelle plein de souvenirs de mon déménagement en 2011 (voir mon article « L’intuition »), j’ai donc pensé débuter avec 5 trucs pour déménager aux États-Unis.

Truc #1 — Bien s’entourer, dès le début de la préparation

Lorsqu’on annonce à la famille et à nos amis qu’on quitte le pays, leur réaction initiale est rarement celle espérée. Ces personnes proches de nous ont toute sorte de raison de réagir ainsi : la peur de nous perdre, l’envie et le désir de faire la même chose sans avoir le courage, la transposition de leurs propres peurs de l’inconnu, etc. Évidemment, si on se fiait à ses réactions, on ne partirait jamais. Sans nécessairement briser les ponts avec ces gens durant le processus, il vaut mieux s’entourer de personnes qui ont entrepris un projet similaire. Que ce soit à travers les médias sociaux (Instagram, Facebook, Linkedin) ou à travers nos connaissances, trouver quelqu’un qui est passé à travers le même processus nous assure un groupe de cheerleaders qui nous remontra le moral lorsque le processus se compliquera.

Truc #2 — Prétendre être un local pendant quelques jours

Même si ça semble évident, il est essentiel de visiter notre future destination avant de se commettre à y déménager. Quelques mois avant le départ, on se book un voyage et on adopte le mode de vie d’une personne qui réside l'endroit, plutôt que d’un touriste en visite. Par exemple, il serait un peu ridicule de penser que vivre à New York se résume à passer du temps à Time Square et à Central Park. Les gens locaux se déplacent en métro et vivent souvent éloignés des zones touristiques. Donc, durant ce voyage explorateur, on se prend un appartement sur Air Bnb, on adopte les moyens de transport des locaux, on se planifie des rendez-vous pour visiter des appartements afin d’évaluer les différents quartiers, le prix des logements, etc. Encore mieux, si on peut connecter avec d’autres Québécois qui y résident, on prend rendez-vous avec eux pour un café et on leur demande de raconter leurs histoires, les avantages et inconvénients de la ville, leurs conseils pour les nouveaux arrivants, etc.

Truc #3 — Adopter la règle du 2 ans

Souvent, les gens se découragent à l’idée de déménager, car ils ne se voient pas passer le restant de leur vie loin de leur famille et de leurs amis. C’est préférable de considérer ce périple comme une aventure définie, avec un début et une fin. J’aime bien l’idée du 2 ans. C’est assez long pour justifier tous les efforts qu’on doit mettre au projet, mais c’est assez court pour ne pas trop s’ennuyer de notre terre natale. Personnellement, lorsque je suis déménagée, j’avais en tête de rester 2 ans. Finalement, je suis restée presque 5 ans, et je compte bien y retourner le plus tôt possible. Si au contraire, on ne reste que 2 ans, on revient à la maison avec des aventures plein la tête en plus d'une expérience hors du commun à mettre sur notre C.V., ce qui fait de nous un employé de choix pour les employeurs locaux. Vraiment, on ne perd rien à essayer pour un petit deux ans!

Truc #4 — Bien se préparer

Je vais toujours décourager quelqu’un qui désire quitter le pays sur un coup de tête. L’expérience risque d’être coûteuse et surtout veine si on ne s’y prépare pas adéquatement. Certains éléments doivent absolument être pris en considération plusieurs mois avant le déménagement.

1. Le Visa —ne déménage pas aux États-Unis quiconque ayant une bonne volonté. Il est primordial d’avoir un permis de travail afin de pouvoir y travailler légalement.  Plusieurs permis sont disponibles (L1, H1, TN, et j’en passe). Chaque type de visa à des exigences et des situations particulières. Le processus de visa peut prendre quelques semaines et même quelques mois. Le mieux est de consulter un avocat en immigration. La plupart des avocats seront heureux de vous donner des conseils de base sans vous coûter un sou! Il suffit de les trouver sur les médias sociaux et de leur poser une question concise. Quoi qu’il en soit, la pire idée est de partir sans avoir un visa en main. 

2. Le crédit américain — ayant généralement vécu toute notre vie dans le même pays, on tient souvent pour acquises certaines choses, tel que notre cote de crédit! Sachez qu’en général, le crédit canadien ne sera pas reconnu aux États-Unis, à moins d’avoir pris certains moyens avant le départ. Cela veut donc dire qu’acheter une auto, louer un appartement et même acheter un téléphone cellulaire sera impossible ou très difficile à moins de disposer de beaucoup d’argent comptant. Mais ne vous en faites pas, avec une bonne préparation, vous pouvez planifier votre entrée. Certaines banques au Canada (par exemple, la HSBC) offrent des programmes qui vous permettent d’avoir une carte de crédit au Canada et une fois rendue aux États-Unis, votre crédit canadien sera reconnu afin de vous accorder une carte de crédit américaine avec une limite intéressante.

3. L’automobile —si vous déménagez dans une ville qui requiert une auto (Par exemple : Los Angeles, San Diego, etc.), cela rajoute quelques difficultés. Bref, sans crédit et endosseurs américains - deux choses que vous n’aurez pas à votre arrivée à moins d’avoir bien de l’argent et des contacts aux États-Unis), les compagnies automobiles ne veulent pas se risquer à vendre ou à louer une auto à une personne qui n’a pas assez d’argent pour faire face aux obligations financières. Pour rajouter de la difficulté, le prêt ou la location automobile ne peuvent dépasser votre visa de travail (voir #1). Exemple : si vous entrez aux États-Unis avec un visa TN bon pour deux ans, vous ne pourrez pas louer ou acheter sur plus de deux ans. L’achat sur une période de 2 ans requiert des paiements assez élevés. Il vaudra probablement mieux de louer.  Bref, pour se sortir de cette impasse, quelques options s’offrent à vous : 

  • Déménager votre automobile avec vous (en autant que celle-ci soit complètement payée, sinon vous ne pourrez pas traverser les frontières).
  • Faire affaire avec des compagnies automobiles qui ont des programmes pour professionnels à l’international – tel est le cas de Volkswagen.
  • Acheter une voiture usagée à bas prix, une fois arrivé à destination - en comptant.

Truc #5 — Se construire un réseau dès l'arrivée

Une fois arrivée à destination, la clé du succès est de se faire des amis. Il sera donc temps de connecter avec ses personnes avec qui vous on a discuté durant la préparation (Truc #1 et #2). On regarde si notre université à un regroupement dans la région. Encore mieux, on visite Linkedin et on regarde les gens qui ont fréquenté notre université et qui résident dans notre nouvelle ville. Par expérience, les expatriés sont toujours ouverts à se faire de nouveaux amis, ou au moins, toujours prêts à aider les autres, ayant eux-mêmes vécu la même situation difficile à leur arrivée. D’autres sites peuvent aider à connecter avec les gens de l’endroit, tel que le site MeetUp, qui rassemble des individus aux intérêts communs afin d’organiser des rencontres en personne (randonnée, sport d’équipe, club de lecture, etc.) Finalement, si on est célibataire, les sites de rencontre sont une bonne opportunité de faire des rencontres qui ont souvent la possibilité de se transformer en bonne amitié, si ce n’est pas le grand amour. Bref, tout pour socialiser et agrandir notre cercle.

SI vous avez des questions spécifiques à ce sujet, n'hésitez surtout pas à m'écrire (sophielangis@gmail.com), il me fera grand plaisir de vous aider dans vos démarches!