La vie à la maison et autres petites préoccupations

Ces derniers temps, je ne sais plus où donner de la tête! C'est toujours la même histoire mais quand j’ai l’opportunité de travailler et de faire des sous versus m’asseoir et écrire un blogue (ou toutes autres choses plus créatives), mon cœur va pour la créativité et la tête va pour l’argent. C’est probablement une bonne chose.

Demain, il me restera officiellement 9 semaines avant d’accoucher et je vous avoue que les 31 dernières semaines sont passées comme un coup de vent. Entre la fin d’année de mon client, l’achat de la nouvelle maison, le déménagement, s’occuper du chien, meubler et décorer la maison ET commencer à se préparer pour un bébé, ça en fait beaucoup.

Bref, ce matin, c’est une des premières fois ou je me lève sans vraiment avoir besoin de travailler (c’est vite dit, j’ai 30 copies d’étudiants de l’Université Laval qui doivent se faire corriger avant dimanche soir). Je suis un peu perdue, pas habitué de jouir de cette liberté de faire ce que je veux. Je pourrais faire bien des choses, comme faire du lavage, nettoyer la maison, préparer la chambre du bébé (car c’est « jamais » vraiment prêt on dirait), nettoyer le frigo, coudre, dessiner, peinturer, etc. Pourtant, la seule chose que je réussi à faire, c’est de rester devant mon ordi – Facebook, Instagram, créer des listes d’achats sur Amazon. C’est tellement plus facile.

Je eu la même réflexion il y a quelque mois, et je réalise que le plus facile pour moi, c’est toujours de travailler (c’est-à-dire, faire de l’audit, de la maison, pour mon client). C’est familier, ça demande peu d’efforts (assis devant un ordi), c’est organisé (on a souvent une liste de choses à faire, des deadlines, des emails à répondre, etc.) et je suis assez douée pour le faire (on s’entend, ce n’est pas si difficile non plus). Ça me vient à me demander comment les hommes et les femmes qui restent à la maison font pour ne pas virer fou. Cela prend énormément de discipline, d’énergie et d’organisation pour faire autre chose que s’asseoir sur le divan et jouer avec mon téléphone toute la journée.

Ces temps-ci, je reçois constamment des messages de recruteur sur LinkedIn qui ne sont clairement pas au courant que je suis enceinte, pour des postes qui semblent très intéressants (autant que faire se peut en comptabilité) dans des compagnies pas loin de la maison. C’est vraiment tentant (et facile) de penser retourner travailler 9 à 5 aussitôt que faire ce pourra, faire de l’argent, avoir des conversations autre qu’avec mon chien et mon chum (et bientôt mon bébé), avoir à m’arranger le matin et sortir de mon pyjama.

J’admire donc les mamans entrepreneurs et mêmes celles qui ont pris la décision de rester à la maison pour simplement élever leurs enfants. Car en fait, ce n’est pas simple du tout. La paresse n’a pas du tout sa place dans ce genre de scénario. Ces femmes doivent relever leur manches à chaque matin, trouver des idées imaginatives pour divertir les enfants, s’organiser avec les courses et probablement faire un peu à manger aussi! Ouf. Juste y penser et je suis épuisée.

Je ne sais pas ce que l’avenir me réserve mais si j’en avais vraiment assez de l’environnement stérile corporatif, je vais vraiment devoir repenser à comment je peux aller chercher autant de valeur ajoutée et d’accomplissement en restant à la maison et surtout comment je vais arriver à trouver l’énergie et la motivation pour m’accomplir, sans cadre rigide dans cet environnement.

Le cadres rigide, je réalise que malgré tout, je l’aimais plus que je le pensais.