Le blogue

 

Ça fait quelques jours que j’ai envie d’écrire sur mon blogue, que je pense à ce que je pourrais écrire, ce qui intéresserait les gens qui me suivent, ce qui les toucherait, etc. Et j’ai bien de la difficulté à trouver. Je me rends compte que ce n’est pas toujours facile d’intéresser son lectorat, surtout lorsque ton blogue est parti d’un cri du coeur, d’une dépression, d’une mauvaise passe. 

Je me souviens que plusieurs se sentaient interpellés par mon moment difficile, je crois même avoir une niche de lecteur, des comptables comme moi!  J’imagine donc que plusieurs étaient curieux de voir ce qui m’arriverait, comment je m’en « sortirais ». 

Ces derniers mois, j’ai partagé mes états d’âme, le fruit de mes recherches sur le bonheur, la recherche d’un objectif, etc. J’ai également écrit sur des sujets plus légers, car des fois ça fait aussi du bien de ne pas trop se prendre au sérieux. Un peu éparpillée, direz-vous.

En effet. Là, en cette fin avril, j’ai un peu l’impression que je piétine. On approche les 4 mois de « break » et pourtant, je n’ai pas de grandes révélations à faire. Quand les gens me demandent c’est quoi la suite, ma première réponse est : rien de spécial. Je n’ai pas trouvé ma voie, ni de cure pour le cancer (façon de parler) et tranquillement, la routine s’est installée.

La suite logique à venir dans les prochains mois aura probablement l’air d’un déménagement en Californie, où je continuerai à faire ce que je fais là, à distance (coaching pour les CPA), alors que mon mari recommencera à travailler. C’est un peu ironique que je trouve ce projet banal, car pour plusieurs, ce projet en soi serait une grande aventure ; déménager à plus de 5 000 km du Québec. Dans mon cas, « been there, done that », le rush d’adrénaline n’est donc pas au rendez-vous. Peut-être que je pars un peu à reculons, car dans le meilleur des mondes, tout le monde que je connais au Québec habiterait avec moi en Californie.

Mais c'est impossible. Il me reste donc maintenant un peu moins qu’un mois et demi à passer ici, avant mon départ. Cette fois, comparativement à mon départ en 2011, je sais exactement ce qui va me manquer lorsque je serai loin. Je sais donc qu'il faut faire le plein de moments en famille et avec mes amis proches, de poutine, de français et de fromage en grain.

Une chose que j’apprécierai une fois là-bas c’est d’avoir un peu de permanence dans ma vie. Ne pas avoir à chercher/emprunter une auto pour aller faire les courses ou aller au gym, avoir mes choses à moi (mes vêtements d’été sont malheureusement tous dans des boites à New York), être chez moi, avec un bail d'une période plus longue que 5 mois. Il y a beaucoup d’avantages de vivre au jour le jour, mais le long terme a aussi ses avantages. 

Et pour ce blogue, qui devrait surement être renommé « The Summer of Sophie » à ce stade-ci, j’aimerais vous demander, si vous le voulez bien, de me dire ce qui vous intéresse. Quels sujets vous ont le plus interpellés ? Le bonheur ? La dépression ? Le minimalisme ? La vie en général ? J'ai l'impression d'apprendre tellement au jour le jour et de vouloir le crier haut et fort sur tous les toits, mais j'aimerais pouvoir toucher les gens, les inspirer. N’hésitez donc pas à m’écrire, j’adore vous lire ! Sophielangis@gmail.com