Le cercle des intentions

Depuis l’adolescence, je consulte une fois de temps en temps afin d’obtenir de l’aide. Un psychologue ou coach de vie, pour moi, c’est comme aller voir un médecin ou un dentiste, pour s’assurer que tout est en ordre, pour se faire conseiller des outils, lorsque les choses vont mal — ou du moins lorsqu’on aimerait certaines améliorations. Pour moi, il n’y a rien de tabou à consulter. Avec les outils acquis à travers ces rencontres, combinés avec quelques livres d’épanouissement personnel, j’arrive souvent à progresser et à faire du chemin dans mes petites problématiques personnelles sans avoir besoin de l’aide de personne. 

Dans mon article « La vérificatrice », je termine en vous disant que je commence à être pas mal bonne à savoir ce que je ne veux pas dans ma vie professionelle Je veux donc m’attarder plus sur le sujet.

J’ai rencontré un excellent psy-coach de vie il y a environ 5-6 ans, lorsque mon emploi du moment ne me plaisait pas — se référer à mon article précédent — que j’avais le désir ardent de déménager en Californie, en me disant que tout serait mieux là-bas. Il me suggéra fortement de ne pas déménager, car ça ne réglerait pas le problème. Faisant à ma tête comme à l’habitude, j’ai tout de même déménagé, mais oh, suspense, je me retrouve aujourd'hui professionnellement au même questionnement qu’il y a 6 ans. J’ai rencontré mon mari là-bas, je considère donc que le désir de partir était justifié, mais pas pour ses raisons initiales. 

Ce même psy-coach, en discutant de mon emploi de rêve, m’avait alors suggéré de penser à l’environnement de travail qui me conviendrait. Qu’est-ce qui m’entourerait, quel type de gens, quelle ambiance, jusqu’aux fournitures de bureau - le tout en laissant de coté la tâche que j’y performerais. Ma coach du moment, Mélissa Colleret, m’a suggéré un exercice similaire qui m’a dernièrement vraiment éclairée sur mes priorités. Cet exercice fait partie de son atelier Come Alive que je suggère fortement si vous vous cherchez.

Alors à vos crayons. On prend une feuille blanche, on fait un gros cercle au milieu. On met un titre à notre cercle (vie amoureuse, carrière, famille, amis, etc.). Dedans le cercle, on met ce qu’on veut, et en dehors du cercle, on met ce qu’on ne veut pas. Ça ne pourrait pas être plus simple.

Alors dans mon cas, si je fais l’exercice avec toute honnêteté et sans censure, ça ressemble à ceci:

Qu’est-ce qui se dégage de mon analyse ? Beaucoup de "soft" - fleurs, lumière, créativité, mon futur chien m, etc. On est loin du bureau comptable. Il manque de créativité et de stimulations créatives dans m’a vie c'est assez clair. Probablement qu’un environnement de start-up ou du travail à la maison aiderait à satisfaire la plupart de mes besoins. Est-ce que la comptabilité à distance serait une solution ? Mais comment ma créativité s’exercerait-elle ? Est-ce que certains des facteurs que je veux éviter peuvent vraiment être évités ? Les politiques de bureau et le potinage, il y en aura toujours… mais si c’est bien balancé avec un environnement de travail stimulant, est-ce que ça serait plus intéressant ? Si je continuais la vérification à temps partiel à distance, combiné avec un projet créatif, est-ce que j’arriverais à « cocher » tous les critères ?

Bref, c’est là que j’en suis pour le moment dans ma réflexion. 

Si vous avez une sphère de votre vie qui vous rend insatisfait en ce moment, je vous suggère cet exercice. C’est excellent pour la visualisation, et se rappeler constamment quelles sont nos priorités. C’est un peu comme faire une liste d’épicerie avant d’aller faire ses courses. Une fois l'analyse terminée, affichez sur un mur pour vous y référez régulièrement. Vous guiderez ainsi vos actions et intentions.