Les désirs et les intentions

 

Quand j’ai commencé ma pause, à la fin de décembre, j’avais une tonne de résolutions en tête. Je voulais apprendre à cuisiner, mieux manger, faire de l’exercice, perdre du poids, apprendre à méditer, faire plein de projets DIY, être de meilleure humeur, trouver une idée de compagnie, lancer ma compagnie, travailler sur mon couple, etc. Pas besoin de vous dire que je m’en allais tout droit vers l’échec, avec une liste longue comme le bras de chose à avoir et à changer.

C’est donc pour cela que le livre « The Desire Map : A guide to creating Goal with Soul » de Danielle Laporte a piqué ma curiosité. Je me disais que peut-être enfin, je trouverais une nouvelle façon d’arriver à compléter mes buts et mes résolutions. Le début était prometteur. En somme, l’auteur suggère d’établir des buts reliés à nos désirs et nos intentions (goals with soul) plutôt que des buts reliés à des avoirs, des acquisitions et du matériel. Malheureusement, le reste du livre a plus ou moins résonné avec moi, l’une des raisons étant la façon dont il a été écrit, qui rend la lecture extrêmement difficile, surtout à partir d’un Kindle. Bref, pas besoin de l'acheter.

L’idée a toutefois fait son chemin, et j’en suis venu à cette conclusion : si on se concentre sur nos désirs et nos intentions, plutôt que nos besoins externes et matériels, on peut établir une liste d’actions concrètes qui nous permettent d’alimenter nos désirs et intentions, et ce, de façon quotidienne. 

Petite Parenthèse - Je réalise que dans ma vie ces temps-ci, je veux minimaliser, pas juste mes avoirs, mais aussi mes démarches personnelles et existentielles. Vivre au jour le jour, vivre plus humblement, arrêter de glorifier le fait d’être occupé, voir plus petit, prendre des plus petites bouchées, c’est rendu mon rythme et j’aime ça. On appelle ça le « slow living » en anglais. Cette approche basée sur les désirs, telles que décrites dans les prochains paragraphes, rentre donc très bien dans cette nouvelle mentalité où je me trouve en ce moment.

Alors, le problème avec les buts conventionnels, c’est que lorsqu’on court après un but qui n’est pas fait pour nous, on se fatigue et on se décourage. Même lorsqu’on chasse des bons buts, on peut se détruire lorsqu’on échoue et qu'on ne les réalise pas. Il n'y a qu'à penser à la veille du jour de l’an, lorsqu’on se rappelle les résolutions qu’on s’est données l’année d’avant et qui ont durée qu'un court instant.

À l’opposé, les désirs et intentions de bases (core desires) viennent tout droit de notre Moi-Essentiel - le même Moi-Essentiel discuté il y a quelques semaines.  C’est donc une façon pour notre inconscient de nous faire savoir ce que nous avons vraiment besoin.  Ok, ça suffit l’ésotérique, je vous donne des exemples concrets.

Si je fait la liste de mes objectifs de vie, qui reviennent un peu sous la même forme, année après année, cela ressemble à ceci :

  • Faire plus d’argent pour m’acheter X, Y, Z
  • Acheter une maison
  • Avoir un enfant
  • Lancer ma propre compagnie
  • Perdre 10 livres en me rendant au gym le plus souvent possible

La twist, avec ma nouvelle méthode, c'est que je m’arrête ensuite un instant et je me questionne sur le(s) sentiment(s) que me procureront ces objectifs, une fois complétés. J’arrive donc à dresser une liste de désirs et d’intentions. La voici :

  • Vivre dans l’abondance
  • Avoir une stabilité
  • Me sentir en sécurité
  • Être réconfortée
  • Avoir le sentiment d’accomplissement
  • Être utile
  • Être valorisée
  • Être indépendante
  • Me sentir belle
  • Me sentir aimé

Je réalise que ces désirs peuvent être réalisés à petite dose, au quotidien : 

Plutôt que d’évaluer ma réussite sur ma capacité de lancer ma propre compagnie, le fait de prendre des contrats à mon compte, écrire sur mon blogue, avoir le plein contrôle de mon horaire, me procure le même désir d’indépendance et de valorisation, et ce, à chaque jour.

Suivant le même principe :

Au lieu de faire plus d’argent, je peux avoir le même sentiment d'abondance en dépensant moins dans une journée, d’avoir fait une économie substantiel sur un achat essentiel, de faire mon bilan et de m’apercevoir que j’ai des surplus, etc.

Au lieu de mise sur la perte de poids qui tarde à se faire voir, je peux me sentir belle quand je m’arrange un peu au lieu de passer la journée en pyjama ou de me faire un repas santé savoureux.

Si ce n’est pas possible d’acheter une maison en ce moment, je peux réarranger la disposition d'une pièce de la maison, ce qui me donne un sentiment de réconfort et d'accomplissement. Je peux aussi savourer un café sur mon divan, au soleil, et me sentir bien à la maison, que celle-ci m’appartienne sur papier ou non.

Honnêtement, ces petites victoires au jour le jour crée un sentiment de bien être qui engendre par la suite d'autres événements positifs. En effet, au-delà de tous les désirs et intentions, tout le monde devrait avoir un désir en commun, celui de se sentir bien.

Feeling good increases your flexibility, resiliency, effectiveness, and magnetism.

Se sentir bien est plus important que de rayer des accomplissements sur notre liste de choses à faire, de plaire aux autres ou de bien paraître. Il est donc essentiel de faire des actions, au quotidien, qui nous font sentir bien.

Et vous ? Quels sont les désirs et intentions que vous recherchez ? Commencer par faire la liste de vos buts, sans restrictions. Ensuite, révisez cette liste et demandez-vous quel sentiment vous recherchez, si le but était accompli. Cela vous donnera une très bonne idée des désirs et intentions que vous recherchez. Trouvez ensuite des petites actions concrètes et quotidiennes qui vous amèneront à ressentir ces désirs fréquemment.  Écrivez-les sur une feuille, un cahier, votre agenda, votre fond d’écran d’ordi ou de téléphone. Remémorez-vous ces désirs et intentions régulièrement. Votre niveau de bonheur sera automatiquement augmenté.